New Scientist (novembre 2011)

Guide pour un système d'information éco-responsable

«Difficile de savoir par quoi commencer si l’on considère tous les équipements et tous les usages qui, de près ou de loin, impliquent Internet. Bien sûr les data centers, les serveurs, les routeurs et tous les équipements permettant le fonctionnement des réseaux. Mais aussi les ordinateurs, portables, téléphones mobiles...». Aujourd’hui personne n’est en mesure de dire combien d’appareils sont en service ni combien de temps ils fonctionnent avant d’être remplacés.

 

Une estimation du nombre de serveurs en fonction dans le monde donne environ 100 millions, mais il est impossible de cerner précisément le nombre d’ordinateurs et d’outils individuels communicants. Il est par conséquent tout autant difficile de cerner les consommations énergétiques. Les estimations faites par des universitaires de Berkeley et par l’International Computer Science Institute donnent une consommation énergétique annuelle entre 170 GW et 307 GW. Une certitude cependant : les chiffres sont constamment en augmentation.

 

Faute de données très précises on a recours à des comparaisons : le fonctionnement de l’Internet représente des milliards d’ampoules de 100 W ancienne génération. De la même façon qu’on s’efforce de faire disparaître ce mode d’éclairage devenu trop gourmand et obsolète, il faut aujourd’hui entreprendre de réduire la consommation due à l’Internet. Et on s’intéresse aussi à l’énergie nécessaire pour produire ces appareils communicants (4,5 Gjoules pour un modèle d’ordinateur portable, 1,5 Gjoule pour un modèle de smartphone).

 

Des estimations comparables concernent les infrastructures de transmission et de stockage de données.

Mais il faut ramener ces chiffres à de justes proportions : en recoupant différentes études, on s’aperçoit que ces consommations liées à l’Internet représentent moins de 2% de la consommation énergétique globale. De plus, il convient de faire le lien avec les économies rendues possibles par les applications et usages liés à Internet.

 

Nous sommes tous concernés : les chercheurs expriment des doutes sur la réduction de consommation par la seule amélioration de l’efficience des équipements de l’Internet. Ils pensent que cela ne suffira pas et qu’il est tout autant nécessaire de faire évoluer les comportements vers des pratiques moins consommatrices d’énergie.

 

Ils citent par exemple la vidéoconférence comme changement de pratique dans les réunions professionnelles, notamment quand elle rassemble des participants qui auraient dû prendre l’avion pour se réunir. D’après eux, le remplacement d’un quart de ces réunions professionnelles partout dans le monde par des vidéoconférences pourrait suffire à compenser une bonne part de la croissance de la consommation électrique liée à Internet. Les freins sont surtout culturels. Quand les cendres d’un volcan islandais ont empêché les avions de voler, de nombreux déplacements ont été annulés, sans baisse réelle du niveau d’activité, et avec de nombreux gains environnementaux.

 

Voir l'étude complète

 

Une production

www.acidd.com

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