Le courrier électronique : e-mail

L’impact de ce geste très banal tient à sa commodité et à la croissance rapide des utilisateurs de l’Internet (environ 2/3 des ménages français en 2010). Dans une entreprise française de 100 personnes, on estime que chaque collaborateur connecté reçoit 58 courriels et en envoie 33 en moyenne chaque jour. Au niveau mondial, l’estimation est de 247 milliards de courriels par jour, en comprenant les SPAM (si justement dénommés “pourriels”) qui se multiplient tout aussi vite.

Le tout se traduit par une “prise de poids” de la plupart des messages et d’une augmentation corrélative de l’énergie consommée qui, à l’échelle de la planète, concourt à l’augmentation générale de consommation énergétique des TIC de +5% par an.

Même les bonnes intentions y contribuent quand on ajoute à son envoi de courriel une image qui multiplie par 10 le poids du message envoyé…

 

Autres facteurs aggravants : les courriels comprennent des pièces jointes qui s’alourdissent du fait par exemple de la transmission de photos de définition toujours plus élevée, (conséquence indirecte de l’augmentation des débits disponibles pour communiquer), des signatures de message qui s’allongent, des destinataires souvent trop nombreux et, en prime, un manque de rigueur dans l’élimination des messages anciens qui dorment dans les serveurs … avec leurs pièces jointes.

 

La progression du nombre de courriels tend à se ralentir, mais parallèlement on assiste à la croissance rapide de la messagerie instantanée et surtout à l’explosion des échanges via les différents réseaux sociaux comme Facebook et autres Twitter, Linkedin, Viadeo, Foursquare…

 

La question environnementale est importante, « Alléger le web» c’est avant tout alléger l’effet de nos pratiques sur l’environnement.

 

Prenons l’exemple de l’entreprise française de 100 personnes. La production de GES liée à la messagerie électronique de tout le personnel s’élève à 13,6 tonnes

d’équivalents CO2 quand on l’extrapole sur 220 jours ouvrés par an !

Dans la même entreprise, l’envoi des 33 courriels quotidiens à 2 destinataires avec une pièce jointe bien anodine de 1 Mo revient à émettre 180 kg de CO2 par an, soit l’impact d’un parcours de 1000 km en voiture (base de 180 g de CO2 au km). Et l’inflation peut encore s’aggraver : multiplier par dix le nombre de destinataires du même courriel revient à multiplier par quatre l’impact environnemental de l’envoi. Estimation encore plus précise, à rapprocher du contrôle attentif que nous exerçons aujourd’hui sur les émissions de carbone de nos voitures : chaque destinataire supplémentaire du même courriel reviendrait à une augmentation de 6 grammes de CO2, soit un cumul de 44 kg d’équivalents CO2 par an et par employé de l’entreprise.

 

Mais revenons à nos consommations énergétiques. Plus insidieusement, la conservation prolongée de courriels sur un serveur a aussi un impact négatif, pas facilement mesurable du fait de la diversité des équipements et fonctions impliquées : unités de stockage des fameux data centers de nos fournisseurs d’accès à Internet, gestion des messages sur leurs serveurs, équipements de télécommunication pour les échanges de messages, équipements informatiques, sauvegarde et climatisation, etc tous consomment de l’énergie. La conservation d’innombrables courriels et les transits de données sur des longues distances induisent des consommations électriques croissantes et chaque internaute y participe quand il en néglige de gérer des messages qui s’accumulent très vite, le plus souvent sans utilité.

 

Agir à la source, c’est réduire le nombre de courriels !

 

 

Une production

www.acidd.com

Partager

Plus de partage : affiche, code intégration vidéo, blog…

Avec le soutien de

Partenaires